Nom et prénom: Hectorius D’Alteroche
Date de naissance / âge: Heu, 18 ans je suppose, puisqu’il entre en
second cycle cursus universitaire.
Famille:A l’avènement retentissant du Seigneur des Ténèbres, le duc Enguerrand D’Alteroche (héritier d’une respectable famille de la noblesse sorcière française, et qui tient à ce que l’on n’omette pas son titre) et sa dame Eleris se sont réjouis, en leur agréable demeure -aussi imposante qu’incartable- non loin des bords de la Loire.
Enfin, grâce à ce nouveau dirigeant conservateur (un peu turbulent, sans doute, mais comment faire bouger les choses sans un minimum d’énergie et de fougue ?), le monde sorcier allait peut-être enfin revenir à une morale et des mœurs plus sensés. Cela faisait bien des siècles que la famille (ainsi que tant d’autres, il faut le dire) déplorait la regrettable perte de valeurs et de principes, l’oubli flagrant du rang et de l’étiquette que connaissait le monde sorcier, sans parler bien sûr du révoltant mélange des sangs, devenu à présent monnaie courante même dans les pays les plus civilisés. Au point que l’on s’était presque résigné à cet état de choses, que tout en la déplorant, on s’était habitué à l’idée de cette décadence omniprésente - à grand tort, comme le prouvaient les évènements récents.
En fin de compte, une seule perspective gênait quelque peu l’idée que leur noble maison se faisait du futur monde idéal se déroulant enfin devant eux - toute cette histoire à propos de révélation tonitruante de monde sorcier aux moldus, et de grande épuration. En quoi un contact avec ces créatures, ou toute entreprise les concernant, pouvaient-ils mener à autre chose que souillure et perte de temps ? N’aurait-il pas suffi de publier enfin l’autorisation de circuler sans restrictions et de traiter ces nuisibles de façon appropriée ?
« Mais ils ont dit avoir le projet de les éliminer de façon extensive, très cher - ainsi plus de problème, n’est-ce pas ? » avait dit dame Eleris, et les réserves qu’avait pu émettre le patriarche de cette famille un peu frileuse n’avaient depuis lors pas eu de suites.
Finalement, il a été judicieusement décidé que leur rejeton et héritier Hectorius, justement arrivé à la fin de ses études de premier cycle à Beauxbâtons, serait envoyé poursuivre un cursus dorénavant bien plus adapté et édifiant à la très renommée école de Poudlard, dont la nouvelle orientation et le nouveau directeur semblaient fort prometteurs.
Ce séjour à l’étranger dans un pays à l’idéologie dorénavant bien supérieure à ce que l’on pouvait trouver ailleurs serait tout à fait bénéfique, épanouissant et très formateur.
Physique et caractère :D’un maintien altier impeccable, sans affectation excessive (fruit d’une éducation choisie, comme tant de choses chez lui), les traits réguliers et plutôt avenants si l’on apprécie le style académique, Hectorius est d’une taille moyenne, assez bien proportionnée.
Poli et courtois, il ne fait montre d’arrogance ou de dédain que là où son rang le lui dicte, et suit à la lettre une morale et un code d’honneur en lesquels il croit de tout cœur.
Hectorius est donc essentiellement un jeune aristocrate bien élevé. Il connaît sa place et son rôle. Il a appris le langage, les manières, les obligations sociales et politiques et l’idéologie qui seyent à un futur héritier, et son avenir tracé lui convient. Il partage en substance l’avis de ses parents sur le nouvel ordre proposé par Lord Voldemort, et s’applique à présent à parfaire ses connaissances de la magie tout en faisant honneur à son nom en ce pays étranger - dont il maîtrise parfaitement la langue malgré l’incurable reste d’accent qui traîne encore souvent dans la moitié de ses syllabes.
Histoire (passée et buts):…Seulement voilà : il y a un « mais » (sinon c’est pô drôle XD).
Certaines personnes se passionnent pour des choses auxquelles elles ne devraient simplement pas toucher - et c’est malheureusement le cas du jeune Hectorius D’Alteroche.
Pas vraiment par passion, ce n’est pas le terme - ni même par amour des bêtes en l’occurrence, comme c’est le cas pour Hagrid. On ne peut pas vraiment parler non plus d’esprit scientifique. Non.
Plutôt - par compulsion.
Ce qu’aurait dit ou fait dame Eleris si elle avait découvert les petits œufs étranges dissimulés entre les pierres de l’âtre de la chambre de son fils de 7 ans - puis les minuscules créatures infectes qui s’en étaient échappées pour s’étioler et mourir en quelques minutes sur le carrelage marbré ; il avait fait de son mieux pour ne pas y penser. Car comment *ne pas* tenter le croisement inédit (et visiblement peu viable) dont elles étaient issues ? Et ce n’étaient là que des bestioles.
Qu’aurait pensé le duc Enguerrand s’il avait eu vent des deux escapades de son fils - les deux seules, car rien au monde n’aurait pu pousser Hectorius à agir de telle façon si ce n’est cette fascination morbide - en compagnie de camarades qui prétendaient le conduire en un lieu où l’on pourrait apercevoir des loups-garous, puis lui faire approcher un « nid de moldus ». A son retour, déçu et dégrisé car bien sûr rien de tel n’avait récompensé son voyage, il avait à chaque fois pu comprendre profondément ce que devaient ressentir les elfes de maison lorsqu’ils éprouvaient le besoin irrésistible de se morigéner, et avait été plusieurs fois sur le point de tout révéler pour apaiser sa conscience.
Rien à faire. La compulsion revenait toujours plus forte.
Les hybrides étaient ce qui le passionnait le plus, avec à leur tête bien sur les hybrides humains. Si proches, et pourtant si différents... à la fois abjects, et fascinants du fait de leur ignominie... ce plaisir honteux qu’il y avait à les observer, à les étudier - à se repaître de la vivante transgression qu’était leur existence...
Et d’année en année, il avait appris à vivre en ignorant le plus proprement possible cette face cachée, en l’oubliant parfois très efficacement - et agréablement.
Le problème avec les fascinations de ce genre, c’est qu’elles ont une fâcheuse tendance à ne pas s’améliorer. Et les expériences qui les accompagnent - n’en deviennent que plus compliquées à faire oublier, aux autres comme à soi même.
Affiliation (mangemort, ordre, maison si étudiant):Etudiant 1ère année de cursus universitaire.
Droit du magenmagot et possibilité publique.
Amis/ennemis: (et petit(e) ami(e))Ses connaissances, bonnes ou mauvaises, résident pour la plupart en France, de même que sa petite amie (héritière potentielle parentalement approuvée) à laquelle il envoie régulièrement des lettres, comme il se doit.
Pas vraiment d’ennemi "notable", et encore une fois, s’il en avait un il aurait toutes les chances de se trouver encore en France.
Petit RPG de 10 lignes sur un moment marquant de la vie de votre perso:C’était donc vrai...Assis à la table richement garnie du festin de début d’année, tordant nerveusement entre ses doigts le rebord lourdement ajouré de la nappe d’un blanc éclatant, le jeune Hectorius tentait à grand peine de dissimuler l’attraction presque magnétique qui ramenait systématiquement son regard vers cette énorme tête, plus monumentale qu’une citrouille de bonnes proportions. Et pourtant résolument humaine.
Humaine ?
Humains, ces doigts gigantesques ornés de bagues opulentes, et qui semblaient devoir broyer tout ce qu’ils saisissaient avec une élégance trompeuse ? Humains, ces pieds chaussés de souliers vernis si monumentaux qu’on aurait pu y loger toute une portée de chiots avec leur mère ? Humaines, ces dents chacune de la taille d’une belle pierre, et que l’on devinait derrière chaque sourire trompeusement chaleureux lancé aux convives ?
Il n’était pas étonnant que Père et Mère aient tant hésité à l’envoyer dans cet établissement, songeait le garçon ; et chaque instant lui arrachait un nouveau regard, un coup d’œil avide, horrifié, fasciné.
Par bonheur, sa nervosité pouvait passer facilement inaperçue parmi tous les nouveaux venus de 11 ans comme lui, dont plusieurs autres d’ailleurs voyaient eux aussi pour la première fois une demi-géante. La directrice ne semblait pas devoir y prêter attention. Mais Hectorius sursauta violemment et rougit lorsque sa voisine de table lui adressa la parole. Il se souvint par la suite avoir répondu très poliment et sans doute pertinemment, être même parvenu à mener une conversation tout à fait normale. En tout cas, à en juger par les réactions et l’attitude de sa camarade.
Mais jamais il ne put en retrouver le sujet. Ni de celle-ci, ni de toutes celles qui suivirent au cours de la soirée. Par contre, il n’eut jamais aucun mal à se rappeler les pensées qui le poursuivirent alors jusque dans son sommeil, éclipsant son arrivée à l’école, éclipsant l’idée des premiers cours du lendemain. Des rêves d’êtres démesurés se jetant des rocher titanesques à la tête, de mains gigantesques saisissant des hommes par poignées, de dents immenses comme des pierres tombales, broyant des têtes comme on moudrait des grains de blé.
Qu’arrivait-il aux élèves qui contrariaient cette femme à demi-humaine ? L’apprenait-on seulement ?Tout son être lui affirmait bien sûr qu’il s’agissait là de peur et de dégoût - et qu’il espérait de tout cœur ne
jamais avoir l’occasion de le découvrir. Aujourd’hui encore, la plupart du temps, il en est parfaitement convaincu.
Et comment avez-vous découvert ce forum?Bêtement : en suivant un clébard plein de puces…